Face à la crise, des vignerons d’Indre-et-Loire mettent en place un drive

Si la consommation de vin à la maison a augmenté avec le confinement, la consommation globale d’alcool a diminué sur le territoire. Pour les vignerons, c’est la chute complète des exportations qui pose le plus problème. Pour compenser leurs pertes, de nombreuses initiatives ont été mises en place. Parmi elles, la vente directe au domaine se transforme parfois en drive. C’est le cas à Chinon en Indre-et-Loire.

Premier objectif : payer les ouvriers agricoles

La filière du vin en France se trouve face à un problème de taille : 80 % de son chiffre d’affaires se sont envolés en même temps que les exportations. Cependant, la récolte, la distillation et la mise en bouteilles doivent quand même être faites. Sinon, la crise immobilisera la production l’année prochaine aussi. Avec la mise en place d’un drive, les vignerons espèrent au moins gagner de quoi payer leurs ouvriers et maintenir la viabilité de leur exploitation.

Lorsque la mise en place de ce genre d’alternative n’est pas possible, les vignerons se tournent vers leur assureur ou l’État. Malheureusement, ils ne sont pas toujours à la hauteur et les démarches peuvent prendre du temps. Il reste alors l’opportunité d’un crédit rapide 24h pour sauver le domaine et gagner suffisamment de temps pour relancer l’activité.

La production de gel hydroalcoolique sauvera-t-elle les vignerons ?

Dès le début de la crise, les vignerons ont craint les répercussions du confinement sur leur secteur. Ils ne s’y sont pas trompés et la situation est catastrophique. Ce sont des milliards de litres de vin dont l’exportation a été arrêtée. Résultat, ils traînent inutilement dans les caves des domaines du territoire et ne seront pas écoulés pendant des années.

Les vignerons ont alors demandé que tout le vin soit racheté par l’État afin de le mettre à la disposition de la production de gel hydroalcoolique. Une excellente idée qui permet aux vignerons de limiter leurs pertes et à l’État de relancer plus rapidement la production de gel hydroalcoolique sur le territoire afin de ne plus dépendre des importations. L’idée a été adoptée il y a quelques jours.

La réouverture des restaurants est attendue

L’annonce du déconfinement le 11 mai commence à rassurer l’économie, mais les vignerons attendent la réouverture des restaurants pour respirer. Dès que leur fréquentation reprendra, les ventes de vin devraient repartir à la hausse rapidement. Les producteurs espèrent même un effet compensatoire après deux mois d’enfermement.

Pour les vignobles, la réouverture des lieux publics leur permettra également de reprendre les dégustations et les ventes au domaine. Ils l’attendent impatiemment et espèrent pouvoir ainsi éviter le pire.

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